Association une ruche et un enfant

En juin 2019, l’UNICEF publiait un article pour s’exprimer au sujet de la famine qui touche actuellement plus de 60 % de la population malgache. Terres asséchées incultivables, manque de ressources essentielles, pauvreté, décès prématurés dus à la malnutrition… L’épidémie n’a rien arrangé bien sûr, fragilisant encore plus l’économie depuis l’arrêt du tourisme.

 

Ici, à Madagascar, les habitants ont peur des lendemains. Le chômage n’existe pas, l’assurance maladie non plus. Beaucoup de Malgaches ont perdu leur travail depuis le début de la crise. Ils sont hélas bien rares, ceux qui peuvent se permettre d’épargner de l’argent afin d’assurer leur avenir.

 

Ce soir, des enfants ne mangeront pas, parce que leurs parents n’auront pas gagné assez pour payer un repas. Faute de soins médicaux, car faute de moyens, certaines de ces familles assisteront même à la mort de leurs proches, impuissantes.

 

Cette situation m’attriste énormément. J’aime Madagascar plus que tout, sans doute parce que j’y ai grandi. Quand j’étais petite, j’adorais tenir compagnie à ma mère pendant ses heures de travail. Directrice d’hôtels et de restaurants sur l’île de Nosy Bé, elle accueillait avec le sourire tous les clients comme s’il s’agissait de membres de notre famille. Grâce à elle, je me suis ouvert au monde et j’ai pu faire d’incroyables rencontres. À 9 ans, j’avais plusieurs correspondants français, avec qui j’adorais échanger. J’ai même été logée par ces personnes-là quand j’étais lycéenne à Quimper. Je maîtrise désormais plusieurs langues : le français, l’anglais et l’italien, à l’oral comme à l’écrit (et puisque cette passion n’a jamais faibli, j’apprends aussi l’arabe).

 

Ces délicieux souvenirs d’enfance me donnent envie d’aider mon pays, celui où mon cœur vit encore. Heureusement, il existe des initiatives charitables qui s’investissent dans le but d’offrir des jours meilleurs aux populations malgaches.

 

Née en 2009, l’association Une Ruche Un Enfant, dont je suis membre, œuvre pour le droit à l’éducation et la protection de la nature. Son président, Jacky Jumbou, est un homme admirable, et il agit dans le but de proposer un monde meilleur à nos enfants et de les sensibiliser au respect de la biodiversité. Les abeilles du rucher de Plomelin sont au cœur de cette démarche pédagogique. Parce que nous prenons soin d’elles, elles produisent un miel délicieux, vendu pour financer ce projet humanitaire.

 

Grâce aux dons récoltés depuis dix ans, un nouvel écovillage a vu le jour récemment, à Mavehelo. C’est une grande étape pour notre association, qui souhaite prouver qu’une agriculture responsable est possible.

 

Une Ruche Un Enfant défend trois missions principales.

 

La première, c’est bien sûr celle de l’éducation et de la formation. Nous participons à améliorer les conditions des élèves et des enseignants en leur proposant une aide à la scolarisation. Construire des écoles, former des professeurs, se procurer des fournitures et des livres : toutes ces choses ont un coût, mais nous pensons que nos enfants méritent de connaître les plaisirs de la culture. Une Ruche Un Enfant encourage aussi le parrainage scolaire.

 

La seconde concerne le développement local et durable. Si répondre aux besoins de la génération présente est essentiel, il faut également anticiper ce que nous allons laisser à nos descendants. Nous mettons en place des initiatives de protection de la planète, telle que la réalisation d’un réseau d’adduction d’eau ou le reboisement. Des potagers et des jardins botaniques destinés à l’écotourisme fleurissent de plus en plus à Madagascar, pour notre plus grand bonheur.

 

Enfin, notre dernière mission s’intéresse au développement économique et social. Parce qu’Une Ruche Un Enfant met les abeilles sont à l’honneur, nous formons des jeunes adultes à l’apiculture. De plus, nous les aidons à devenir auto-suffisants grâce à la culture de leurs propres terres.

 

Je rêve qu’un jour, les habitants de Madagascar puissent se réveiller sans craindre la pauvreté. Je rêve qu’un jour, nous assistions à l’éclosion de multiples écovillages qui puissent rendre les familles heureuses, et rallonger leur espérance de vie.

 

C’est ça, l’histoire de Madagascar, celle qui mérite d’être connue. Si le cœur vous en dit, parlez-en autour de vous. Les partages sont aussi précieux que les dons que nous recevons. Le poète John A. Holmes disait : « Il n’existe pas de meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever. »

 

Vous pouvez témoigner de votre soutien à l’association Une Ruche Un Enfant en cliquant sur le lien suivant :

https://www.helloasso.com/associations/une-ruche-un-enfant/collectes/aide-alimentaire-humanitaire?fbclid=IwAR0ffnWy-xTCFZbN61oxc-ozN_XcF1fgkfAFlGImam6krFVeoYWIbSdv9qU

 

 

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